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Luke Berry et Antoine Joubert 3e de la Transat Café L’Or, "une revanche et une récompense".

  • Photo du rédacteur: Luke Berry
    Luke Berry
  • il y a 12 heures
  • 3 min de lecture

Jeudi 6 novembre, à 16h22 locale (21h22 en métropole), Luke Berry et Antoine

Joubert (Le Rire Médecin-Lamotte) ont décroché à Fort-de-France, en

Martinique, la troisième place de la Transat Café L’Or en Ocean Fifty. Le duo a

terminé seulement 27 minutes derrière le bateau vainqueur, Viabilis Océans.

Après une édition 2023 qui s’était soldée par un abandon douloureux, la

performance est remarquable, qui plus est à bord d’un trimaran mis à l’eau en 2009.


Crédit photo : Aléa / Jean-Louis Carli / Olivier Blanchet / Jean-Marie Liot


« Terminer sur le podium, à moins de 30 minutes des premiers, après 12 jours de

mer, c’est fou ! La satisfaction est énorme. » Luke Berry est un marin et un homme

heureux. Son co-skipper Antoine Joubert l’est tout autant. Pour comprendre la joie

ressentie par le binôme de l’Ocean Fifty Le Rire Médecin-Lamotte, il faut se

remémorer la précédente édition de la Transat L’Or, qui portait encore le nom de

Transat Jacques Vabre à l’époque. C’était en 2023. Dans un saut de vague, le bras

bâbord du trimaran s’est cassé. Le flotteur s’est désolidarisé de la coque centrale et,

juste après, le mât est tombé. S’en est suivi un chantier considérable pour remettre

le bateau en ordre de marche et reprendre la compétition.


« La mobilisation de chacun a été totale. »


« Depuis le lancement du projet en Ocean Fifty, il y a trois ans maintenant, nous

avons connu des moments forts, positifs, mais aussi des périodes très compliquées,

comme cette Jacques Vabre 2023, analyse Luke Berry. Ce résultat sur la Transat

Café L’Or 2025 constitue une forme de revanche et surtout une récompense pour

tout le travail fourni par une équipe soudée, et pour tout l’investissement de

partenaires engagés. La mobilisation de chacun a été totale. Ainsi, nous avons

réussi à reconstruire un bateau qui était quasiment bon pour la casse. On l’a

transformé en une machine compétitive, capable de décrocher un podium sur une

grosse transat. Cela confirme que le travail paye. »


La performance est d’autant plus satisfaisante que la course a été très exigeante.

L’enjeu essentiel, notamment durant la première nuit, où trois Ocean Fifty ont

chaviré, a été de doser la prise de risque. « On a su faire le dos rond. Les trois ou

quatre premiers jours ont été vraiment costauds. Mais à aucun moment, on a eu la

risée qui fait peur. On a géré ça “proprement”, raconte Luke. Forcément, il y a aussi

un peu de réussite. Mais sans se jeter des fleurs, on a bien navigué, on a tiré les

bons bords, pris les bonnes options, quand d’autres duos ont parfois un peu subi les

phénomènes météo. Le bateau allait vite, et on a trouvé les bonnes manettes sur la

traversée de l’Atlantique. On sait que ce bateau a du potentiel au portant, et on a su

l’exploiter à fond. »


« Il ne faut pas croire qu’on a eu la vie facile ! »


Autre fait marquant : cette troisième place a été acquise à bord de l’un des Ocean

Fifty les plus anciens de la flotte, lancé en 2009. « C’est génial, il n’y a que dans

cette classe qu’on peut terminer sur le podium d’une grande course avec un bateau

de plus de 15 ans, souligne Luke. Tout au long du parcours, on s’est vraiment battus

au contact. On a souvent été deuxièmes ou troisièmes aux pointages. Pour autant, il

ne faut pas croire qu’on a eu la vie facile ! Nous avons connu notre lot de galères

techniques : casse d’un hook de voile, gennaker tombé à l’eau, soucis électriques,

problèmes de pilote, lattes cassées... On a réussi à gérer. »


« À aucun moment je n’ai imaginé partir avec quelqu’un d’autre qu’Antoine, et

c’était le bon choix »


Ce qui a fait la différence, c’est aussi la complicité et la complémentarité du duo

Luke Berry/Antoine Joubert, désormais très rôdé. « À aucun moment je n’ai imaginé

partir avec quelqu’un d’autre qu’Antoine, et c’était le bon choix, confirme Luke. On

se connaît bien, on se fait confiance et on prend du plaisir à naviguer ensemble.

C’est un vrai plus pour la performance. »


La suite des événements ? Les deux marins vont profiter d’un repos bien mérité

pendant que l’équipe s’occupera de convoyer l’Ocean Fifty vers son port d’attache

de Saint-Malo, où il entrera en chantier pour une remise en état complète. Il sera

ensuite temps de se projeter sur la saison 2026, avec en point d’orgue LE rendezvous

que tout le monde attend : la Route du Rhum. Luke Berry tâchera d’accomplir

en solitaire ce qu’il a réussi en double. Mais ceci est un autre défi. En attendant,

l’équipe savoure comme il se doit le résultat de la Transat Café L’Or.


Crédit photo : Aléa / Jean-Louis Carli / Olivier Blanchet / Jean-Marie Liot

 
 
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